INTRODUCTION

INTRODUCTION
Agathe est une fille comme les autres. Elle aime s'amuser, sortir avec ses amis etc...
Elle a un but dans la vie et travaille dur pour y arriver.
Malheureusement, un jour, tout va basculer.
Ses parents meurent d'abord dans un accident de voiture.
Puis, Agathe est placée en foyer. Elle fait une fugue. On la retrouve. Elle fait une deuxième fugue. On la met sous verrous.

Avec un casier judiciaire, pas d'argent et aucune aide, comment Agathe va t-elle réaliser son rêve?

Je signale pour ceux qui n'ont pas compris que c'est une INTRODUCTION, pas un résumé!

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écriture bleu : Agathe
ecriture grise: Personne inconnue
Ecriture bleu foncée: LA conscience :p
Ecriture rouge: Gisèle

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 14:29

Modifié le vendredi 26 octobre 2007 11:56

Premier chapitre

Premier chapitre
-Excusez-moi monsieur, puis-je vous demander où est la rue d'Oural?
-Hmm... Prochain carrefour, droite
-Merci...

Cela faisait plus de deux heures que j'errais dans les rues de Paris, dans ce quartier mal famé. Les gens ne me répondaient pas. C'était comme si ils me fuyaient.
J'avais l'impression d'être "Jean Valjean", dans les Misérables...
Bon, j'avoue, si dans le passé j'avais vu une fille comme moi, je serais partie en courant.
J'arrivais devant un magasin d'informatique et regardais mon reflet dans la vitrine.
Ce que je voyais, c'était une fille aux cheveux bruns ébouriffés, au regard timide, des lèvres effacées...elle avait des vêtements sales: un tee shirt trop large, un jean déchiré, et des baskets troués.
Cette fille ressemblait à une clocharde...

La vue de moi-même me blessa. Je détournais le regard et continuai mon chemin.
Au bout de cinq minutes, j'arrivais devant un petit salon de coiffure. Etait-ce bien là?
Julie ne m'avait donné aucune indication.
Mais comme la rue d'Oural était toute petite, ce devait être là.
Il ne devait y avoir personne à cette heure, pourtant, la porte était entre-ouverte, je la poussai et entrai...
C'était un bel endroit, situé au milieu de nul part, l'éclairage était moderne, avec des thèmes rouges, verts, et jaunes variant.
Le parquet était ciré, et une grand poster de Marilyn Monroe était affiché au fond de la salle.

J'avais l'impression d'être un intrus dans ce beau paysage.
Un nuage dans un ciel bleu. Une tache sur un beau tableau...
Pourtant, c'était mon seul et dernier espoir. J'inspirai un grand coup et avançais, déterminée comme jamais. Une grande blonde arriva et me fixa d'un air étonné.
-Qui êtes vous?
J'en étais sûre. J'étais trop sale, trop mal habillé pour avoir l'air d'une cliente.
-Agathe...
La dame sourcilla.
-Oh! C'est donc vous dont Julie m'a parlé...
-Oui...
-Moi c'est Gisèle, Assieds toi...Euh...On peut se tutoyer?
Cette amabilité me fit sourire.
-Pas de problème...

Gisèle me conduisit dans un petite pièce et me fit asseoir sur une chaise.
Elle se mit derrière son bureau, face à moi et commença a me poser des questions, comme à un véritable entretient.

-Donc, Agathe...Julie m'a dit que tu avais arrêté tes études, et que tu cherchais un travail dans ce qui concerne coiffure, mode, etc... Dis-moi en un peu plus, et pas seulement de ta vie professionnel, de tes projets, mais aussi de ta vie personnelle...

-Si tu acceptes, evidemment, ajouta t-elle en voyant que j'étais gênée.

J'hésitais. D'un côté, ma vie personnelle ne la regardais pas. D'un autre, j'ai tellement besoin de ce boulot! C'est vital pour moi!

-Voilà...J'ai 19 ans, j'ai arrêté mes études à 14 ans pour devenir coiffeuse artistique. A l'âge de 16 ans, mes parents sont morts dans un accident de voiture (Gisèle prit un air désolé), je n'avais plus de famille. Mon père était endetté, et on me prit l'appartement (elle ouvrit de grands yeux surpris) Puis, je fus placée dans un foyer. Après deux tentatives de fuites, on m'envoya en tole où j'ai passé 2 mois à attendre le verdict du juge (elle tenta de prendre ma main, comme pour me consoler). Ayant pitié de moi, celui-ci m'a laissé partir. Mais aucun foyer ne m'accepta. Etant majeure (j'avais 18 ans), je me retrouvai dans la rue (Gisèle était sur le point de dire quelque chose). Puis, mon amie Julie accepta de m'héberger. Mais elle est partie en Amérique et, à présent. je suis SDF.

C'était court, c'était bref, c'était bête. Pourtant, ça voulait tout dire...

Gisèle devint toute rouge. Tant mieux! Elle avait qu'à se mêler de ses fesses! Elle passa sa main dans mes cheveux, et me regarda, comme si j'étais un chiot abandonné.

-Je...ne sais pas quoi dire, balbutia t-elle.
(sans blague!)

-Voilà, maintenant que vous savez tout sur ma vie personnelle, puis je parler de choses un peu plus professionelles?
Vous savez, ces choses que j'étais censée vous dire aujourd'hui?
aboyai-je presque à la figure de la pauvre femme. Pauvre? Que dis-je?

-Non, ce n'est pas la peine, dit-elle d'une voix faible, levez vous (ah! elle recommence a me vouvoyer!), nous allons passer aux choses concrètes...


# Posté le dimanche 21 octobre 2007 15:15

Modifié le samedi 27 octobre 2007 07:56

Deuxième chapitre

Gisèle me fit signe de me lever. Mon coeur battait tellement fort dans ma poitrine que tout Paris risquait de m'entendre. Sérieux, j'était TROP stressée.

Elle allait voir mon niveau pour en déduire quel travail elle pouvait me confier: pas de boulot, le boulot pourri, le sale boulot...
Pas trop le choix...
Pourtant, faire mes débuts dans ce salon de coiffure était vraiment exeptionnel! Je pourrais par la suite gagner de nombreux concours, des trophées, la célébrité!!!!

(Qu'est-ce que tu racontes, ma pov'Agathe? Reviens sur terre! T'as pas encore décroché ton boulot, t'es pas présentable et il te reste a peine quelques centimes dans la poche...)

Tais-toi, conscience! J'ai le droit de rêver, non?
Bon j'avoue qu'il reste de nombreuses étapes a franchir avant d'accéder au paradis, à l'Eden.
C'est bien pour ça qu'il fallait travailler dûr, et ce jour est un jour sacré.
Gisèle est gentille, compréhensive.

(Allez, ma ptite Agathe! Courage! Un petit effort à faire, ce n'est pas trop demander, tout de même!)

-Donc...

Gisèle fouilla dans une petite armoire et trouva une tête à coiffer.
Je frémis en voyant cet objet. J'ai toujours rêver d'en posséder un!
Il était vieux, déjà utilisé mais peu importe...
Gisèle posa la tête sur une table.

-Ce que je vais te demander, c'est de montrer ce que tu es capable de faire. Tu me semble douée, et j'aimerai savoir si mon intuition est bonne. Tu vas lui faire une coupe, une couleur.
Je veux quelque chose d'original, comme Fantasyhair (désolée pour le nom pourri ! :p), le nom de ce salon de coiffure l'indique, je veux quelque chose d'original, de beau, d'élégant, mais tout en restant dans l'originalité...Tu as une une heure. Est-ce suffisant?


Euh...

-Oui! C'est largement suffisant...
-Très bien. Tu peux commencer. Surtout, expliques ce que tu fais.

Je pris une grande inspiration.
(Allez, Agathe, détends toi! Tu vas y arriver)

-Voila, ce modèle a les cheveux courts, et gris. Je vais leur donner un style jeune, en leur faisant un double dégradé à l'arrière, et les couper très court sur le devant, je vais ôter la frange et la remplacer par une raie en zigzag sur le côté. Puis, je lui ferais une teinte rouge-auburn dérivant au brun à l'arrière...

-Cela me semble parfait, dit Gisèle en souriant. A toi de jouer!

Tous les outils nécessaires étaient à ma disposition. Je commencais mon chef d'oeuvre...


_________________________________________


1 heure plus tard...

Voilà, j'avais fini. Et je dois avouer que j'étais plutôt fière de moi. Mon oeuvre était, comme Gisèle l'avait souhaité, originale, élégante...Perfect!
Reste à savoir si elle partageait mon opinion.
Gisèle fixa la coiffure d'un air sérieux. Puis, elle s'approcha. Enfin, quelques minutes plus tard, après avoir fait une longue inspection de la tête à coiffer vue sous tous les angles, elle leva les yeux vers moi, et d'un air satisfait me dit:

-C'est vraiment très bien (je poussai un soupir de soulagement), toutes les caractérisques qui étaient demandées sont là (curieusement, mes jambes ne tremblaient plus), je suis vraiment très satisfaite!!

Je poussai un petit cri. J'étais heureuse.

-Et bien sûr, tu es engagée. Tu peux venir dès demain, à 8h. Arrive à l'heure, surtout.

(Bien sûr que j'allais arriver à l'heure! Je n'allais pas risquer d'arriver en retard à mon premier boulot)

Puis Gisèle me regarda fixement, ouvrit la bouche, hésita, puis, se lança:

-Dis moi, je ne voudrai pas paraître indiscrète mais...Où habites-tu en ce moment?
-Dans un petit hôtel (mais alors, vraiment petit) à 3 heures d'ici, à pieds.
J'allais ajouter: "un hôtel pourri avec des cafards partouts et des chambres infestées de moustiques", mais cela me paru trop exagéré. Même si c'était tout à fait la réalité.
-Pourquoi ne viens-tu pas en bus?
-Parce que...

J'hésitai. Je ne voulais pas en parler. Cela m'évoquer des souvenirs trop douleureux...Je préférais alors me taire.

-...Je n'aime pas les bus...

Gisèle, pour mon plus grand soulagement, n'insista pas. Elle se contenta de dire, avec une mine étonnée:

-Mais! 3 heures à pieds c'est beaucoup trop loin!
-Ce n'est pas grave, vraiment...
-Mais si, c'est grave! Tu ne vas quand même pas te lever à 4 heures du matin pour venir travailler!
-...Vraiment, ce n'est pas grave, j'ai déjà vécu pire...
-SI C'EST GRAVE! Pour bien travailler, il faut bien dormir!

Mouai

-Tiens! Je ne veux pas être taxée de cruauté. T'obliger à te lever tôt tous les matins et rentrer tard tous les soirs...Ce n'est pas vivable...Prends-ça.

Sur ce, elle sortit quelque chose de sa poche...




- - - - - >> Merci à tous pour vos commentaires d'encouragement! << - - - - -

# Posté le lundi 22 octobre 2007 13:37

Modifié le samedi 27 octobre 2007 07:59

Troisième chapitre

C'était un billet. Un billet de 100 euros. Elle me le tendit.

-Que...qu'est ce que...
-Prends ça s'il te plait.
-Mais...Je n'en ai pas besoin...
-Comment ça, tu n'en as pas besoin???!!! s'indigna t-elle

Voyant que je n'acceptais toujours pas le billet, elle me pris la main et le mit dedans.

-Prends et payes toi une chambre d'hôtel. Il y en a un pas loin. Comme ça demain tu pourra te lever à sept heures eu lieu de quatre!

Logique.

-Mais, je ne peux pas accepter!!

(accepte, Agathe! T'es folle de refuser un tel cadeau!!)
Tais-toi, conscience!!!

-Je...ne peux pas!!!
-Alors, disons que c'est ton salaire
-Je n'ai pas encore travaillé...
-Une avance, alors...
-Mais...
-Allez!
-Je...peux pas!
-Quoi? Tu n'aimes pas les cadeaux?
-Si, mais...
-Prends ce billet ou je le déchire!!

Eh oh, tu m'menace là?

-Allez, Agathe, je n'accepte pas que tu viennes travailler dans des conditions pareilles!

C'était tellement gentil de la part de ma future patronne que je finis pas accepter. Je pliai soigneusement le billet et le mit dans la poche de mon jean

Je sortis du salon de coiffure, dehors il faisait froid, et je n'étais vêtue que très légèrement. Le vent arriva dans ma direction. Tant pis, il fallait l'affronter.
La rue d'Oural était en pente, je la remontai, luttant de toutes mes forces contre ce vent d'hiver.
Ce soir, je serai malade.

_________________________


Je marchais tranquillement sur le trottoir, contemplant mes pieds d'un air mélancolique lorsque je me rendis compte que depuis quinze bonnes minutes, un garçon vêtu d'un sweat gris me suivait.
Je pensai tout d'abord que c'était juste un hasard.
Puis, il commenca à marcher plus vite.
La capuche qu'il avait sur la tête maintenait son visage caché. Je me retournai et vis qu'il sortait quelque chose de sa poche.

Je pus très nettement distinguer une lame...
Je pris peur et tentai de m'enfuir. Que voulait-il?
L'inconnu me poursuivit, brandissant son couteau...Cela n'annonçait rien de bon...
J'hurlai mais les rues étaient désertes. Le garçon me courait après.

-AAAAAAHHHH!!!!!! AAAAAAHHH!!!! AAAAAAAAAAAAAAAAHH!!!

(Calmes toi ma ptite Agathe! tu cours mille fois plus vite que lui! Tu vas trouver ton hôtel, entrer, et il te lâchera!)

Mais bien sûr, mais bien sûr...
N'empêche, c'est vrai que je cours vite. D'ailleurs, il me semblait que j'avais réussi à le semer...
Je me retournai. L'individu avait effectivement disparu de mon champ de vision.

Pendant une seconde, je fus soulagée.

(Trop forte! on a réussi a le semer ce vieux plouc!)
Mouai, mais il reviendra
(Pourquoi t'es toujours aussi pessimiste! reeeelaaaaaaax!!)
Bien sur! Un assassin veut m'ouvrir le ventre et je dois me relaxer??!! Tsss...

Bon, en attendant, je crève de froid et il faut trouver un hôtel.

Retrouvant mes esprits, je continuai mon chemin, comme si rien ne s'était passé...
Comme si j'étais toujours une pauvre orpheline désespérée...
Comme si Gisèle ne m'avait pas tendu la main et engagé.
Comme si je n'avais pas reçu une avance de 100 euros.
Comme si un fou furieux ne m'avait pas poursuivi.

Journée bien remplie, dis-donc...

# Posté le mercredi 24 octobre 2007 08:31

Modifié le samedi 27 octobre 2007 08:03

Quatrième chapitre

17 h 30

Hôtel Saint-Mathieu, chambre 152


La chambre était assez petite, le lit moyennement confortable et la température relativement basse. Mais bon, c'était déjà mieux que ce motel infesté de petites bêtes venues de je-ne-sais-où...
J'étais en train de réfléchir sur le lit, allongée sur toute la surface, comtemplant le plafond et essayant de faire le vide dans ma tête.

(Tu reflechis trop parfois!)

Bah c'est pas de ma faute!

Demain, j'irais travailler pour la première fois. J'espere que je ferais du bon travail, mais j'espere aussi et surtout que le garçon de tout à l'heure n'allait pas revenir...

BON! Il faillait absolument que j'arrête de penser à ça! Je me retournai et regardai par la fenêtre.

Dehors le ciel était bleu. Un bleu irréel.
Mes paupières devinrent lourdes...

>

Ma mère se tenait devant moi, souriant d'un air bienveillant. Elle était si belle, ses cheveux blonds balayés par le vent, ses yeux doux...Mon père arriva. Tout comme elle, il me regardait, et riait, insouciant, pensant que le monde était à nos pieds et que nous étions comblés...
Nous étions trois. Nous étions heureux. Nous étions des rois...

Une voiture arriva, le conducteur descendit, nous ouvrit la portière et nous invita à entrer. Je montai la première, puis ce fut ma mère, et enfin, mon père.
La voiture quitta bientôt la villa, la rue, le quartier.
Il y avait du monde sur les routes, et la voiture avançait à une lenteur désespérante. Papa reçu un coup de fil.

Nous étions en retard.

Il était hors de question pour ma mère d'arriver en retard à l'anniversaire de sa soeur...

-Chauffeur, accélérez un peu.
-Je ne peux pas...
-Mais si!
-C'est impossible...
-Ecoutez, je vous paie pour m'obéir, alors ACCELEREZ.

Je me mordis le poing pour m'empêcher de rire. Le chauffeur avait l'air déboussolé...
Ma mère a toujours été très autoritaire et quand elle demande quelque chose, il ne faut JAMAIS, en AUCUN CAS refuser.

-Je connais bien un raccourci, mais il est très dangereux.

Mon père soupira
-Alors, prenez le! Qu'attendez vous?

Le conducteur tourna à gauche.
J'étais totalement contre. Nous étions en train de rouler à contre-sens.
La voiture risquait à tout moment de percuter un véhicule. Je vis que mes parents étaient inquiets. Mais après tout, c'étaient eux qui avaient donné l'ordre de prendre ce raccourci...

-Maman, papa, ce n'est pas raisonnable...

Pile au moment où je prononçai cette phrase, un bus fonça à toute vitesse dans notre direction.
Ma mère hurla et me prit dans ses bras.
Le bus ne ralentit pas.

Je poussai un cris strident: notre vie était en danger.

Le chauffeur vira à gauche, mais ce fut trop tard. La voiture commenca à tourner dans tous les sens. Le conducteur n'arriver plus à contrôler l'engin. Puis, une portière s'ouvrit et mes parents furent rapidement éjectés de la voiture.

Moi, j'étais restée à l'intérieur et essayai de m'accrocher, mêlant cris et larmes.
-PAPA! MAMAN!

La voiture alla finalement s'écraser contre le trottoir, et le bus s'était arrêté. Des gens descendirent de leur immeuble, sortirent de leur voiture pour contempler le désartre. Les femmes hurlaient, les hommes rassuraient leur femme. C'était la panique, c'était la mort...
J'entendis le bruit d'une ambulance arriver.

D'une voix faible, je prononçais pour la dernière fois ces deux mots, avant de m'évanouir:
-Papa...Maman...


_______________________


Je me réveillais en sursaut, et en sueur.
Pourquoi ai-je fais ce rêve!?
C'était la question que je me posai tous les matins, lorsque je me réveillai après avoir fait le même cauchemard.
C'était vraiment horrible, horriblement vécu, horrible souvenir qui restera probablement à jamais gravé dans ma mémoire...

Je bus un peu d'eau et m'en aspergea la figure.


Après avoir retrouvé mes esprits, je décidai d'oublier cet affreux cauchemard en faisant quelques pas dans la chambre.

>

Les nuages apparaissent dans le ciel

Ce ciel d'un bleu irréel
se couvre de masses grises...

Le ciel pleure
Le ciel est triste

...

Après la pluie c'est le beau temps
Après la pluie c'est le beau temps...


>

C'était la chanson que ma mère me chantait toutes les nuits.
Après la pluie c'est le beau temps.
Dans ma tête, il ne pleuvait pas.
C'était l'orage. Le beau temps reviendra peut être un jour...

Bon, il fallait absolument que je me débarrasse de mon humeur massacrante...

(Tiens! Et si on allait faire un tour? Visiter le quartier, etc...Comme ça on connaîtra mieux les environs!!)

Bonne idée!

Je me levai, ouvrit la porte, la refermai à clé et descendis.
En sortant de l'hôtel, je me rendis compte qu'il faisait toujours aussi froid dehors. Zut alors!

(Bon, allons acheter un manteau bien chaud!)

NON! Il est hors de question que je dépense de l'argent pour ce genre de luxe...
(Enfin, si on appelle ça un luxe... Même certains clochards ont des manteaux et des echarpes pour l'hiver)

Je ne suis plus une clocharde mais je refuse de liquider 40 euros pour me recouvrir les épaules!

Je décidai donc de faire la petite promenade que j'avais prévu...Le quartier n'était pas aussi terrible que ce m'avait raconté.
Il y avait un petit jardin public à 5 min de l'hôtel, et Fantasyhair n'était qu'à 25 min.
Plus je marchai, plus je sentai que ce quartier allait me plaire.
Tout à coup, quelque chose attira mon attention. Il y avait un petit passage, entre deux immeubles, et au bout de la ruelle, se dressait une fontaine.
Je pus la distinguer très nettement, tellement elle était belle, et étincelante.
Il fallait que j'aille voir de plus près.

Je traversai la ruelle, d'un pas rapide, quand une main vint se poser sur ma bouche.

-!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

J'hurlai, mais mes cris étaient étouffés par cette main inconnue.
Je me débattai, mais la personne à qui j'avais afffaire était plus forte que moi. Finalement, elle me lâcha. Je me retournai.

-Non mais ça va pas! Lâchez moi b****!
****** de ***** vous êtes qui d'abord!!!?? C'est quoi ces...


Je m'arrêtai brusquement.

L'homme qui se tenait devant moi, c'était l'homme de tout à l'heure! Toujours avec son sweat gris, son jean délavé, sa capuche cachant son visage et...et son couteau dans la main...

Oh, oh...

(Allez, enfuis-toi, Agathe!)
Je ne bougeai pas, parlaysée par la peur.
(Mais qu'est-ce-que tu fais? Tu vois pas qu'il s'approche TRES dangereusement?)

En effet...

L'homme me plaqua contre le mur, me pointant son couteau sous la george.

-Donne moi ton fric, pet****!
-NAN!

Le gars avança un peu plus son arme. Le moindre geste déplacé, et c'était la mort assurée. Je le laissait alors fouiller dans mes poches, mon jean.
Bye, les 100 euros! Bye, l'hôtel! Bye, le manteau! Bonjour la galère!
Le garçon finit par trouver le billet.

-Merci, sal***!

Sur ce, il enleva son couteau et me balança son poing dans la figure. Je sentis un craquement au niveau du nez, et pendant deux secondes je ne vis plus rien.

-Tu t'es fait mal? Demanda t-il en éclatant de rire, J'espere que non, car je reviendrai te voir régulièrement. Ce serait tellement dommage que tu perdes la vie!!

(curieusement, le gars avait un accent assez étrange...)

Alors là mon vieux, t'en as trop fait!

J'étais trop faible pour me lever (la gars m'ayant littéralement assomé), mais il n'était pas encore parti.
Je tendis la main et avant qu'il ne put faire quoi que ce soit, lui ôtai sa capuche.

Mon dieu.
Oh mon dieu.
C'EST IMPOSSIBLE!!!



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- - - - - >> Désolé d'écrire si lentement mes articles...Mais je mets un temps fou pour les relires... << - - - - -
- - - - - >> Je pense que le prochain article sera pour dans quelques semaines, parce que j'ai pas trop le temps avec les cours ...<< - - - - -
- - - - - >> :'( << - - - - -

# Posté le vendredi 26 octobre 2007 11:55

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 06:28